On peut dire que les autorités municipales ont mis le paquet, la semaine dernière, pour informer les résidents du chemin Thomas et répondre à leurs moindres questions. Elles ont, en effet, loué la salle de concert du Centre d’art, dont le système de sonorisation et le projecteur sont impeccables. Elles ont, de plus, sollicité l’expertise d’Alexis Couture-Lavoie, ingénieur MBA de Sherbrooke habitué à ce genre de projet, afin de fournir aux contribuables tous les détails techniques du remplacement des infrastructures et de la réfection de la chaussée. De surcroît, chaque conseiller municipal a pris la parole pour traiter d’un aspect particulier du dossier.
En premier lieu, Lyne Nadeau, la coordonnatrice de la soirée, a clairement expliqué le déroulement de la rencontre, qui s’est tenue de manière très harmonieuse. Par la suite, le maire Kevin Studdard a précisé que les réseaux d’aqueduc ainsi que d’égouts pluviaux et sanitaires sont vieillissants, rappelant que ces infrastructures souterraines sont essentielles à la gestion de l’eau dans notre collectivité. Il a également abordé le besoin de logements supplémentaires, un sujet au cœur des préoccupations de la population. « La Ville a besoin des revenus additionnels générés par les taxes municipales afin de financer les services qu’elle offre », a-t-il finalement souligné.

Le volet légal
Concernant le volet juridique, le conseiller municipal Ralph Farley a rappelé que le promoteur d’un développement domiciliaire bénéficie du même principe légal qu’un particulier qui achète un terrain pour construire. Il doit déposer son projet auprès des autorités municipales, qui vérifient sa conformité au zonage existant, à l’aménagement des rues ainsi que son impact sur les infrastructures en place. Si tout est conforme, la loi stipule que le permis doit obligatoirement être accordé, permettant ainsi le début des travaux. En cas de refus injustifié, le promoteur peut poursuivre la municipalité en justice, comme ce fut le cas ailleurs où les élus ont appris à leurs dépens que les recours devant les tribunaux coûtent très cher!

Le projet initial sur le chemin Thomas comportait au départ 120 portes, ce qui a été refusé par la Ville. Il ne regroupera finalement que 91 logements. L’élargissement du chemin Thomas nécessitera l’utilisation de l’emprise municipale sur environ trois pieds de chaque côté, ce qui ajoutera près de six pieds à la chaussée actuelle (comme illustré sous la photo).

Le remplacement des infrastructures et la réfection de la chaussée
Selon les explications de l’ingénieur Alexis Couture-Lavoie, la Ville procédera au remplacement complet des systèmes d’aqueduc et d’égout sanitaire. Elle ajoutera également un réseau pluvial dédié ainsi qu’un système de prétraitement des eaux de ruissellement, tel que décrit sous la photo.

Le volet environnemental
La conseillère Marie-Ève Chapdelaine, responsable du volet environnemental, s’est dite très heureuse de la récupération de l’eau de surface et de son traitement avant son déversement dans la rivière. Elle a tenu à préciser que le promoteur doit encore remplir certaines exigences auprès du ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs afin d’obtenir tous les permis requis.
Consciente des inquiétudes de la majorité des riverains quant aux désagréments causés par le chantier, elle a mentionné que plusieurs mesures d’atténuation du bruit, de la poussière et de la circulation des véhicules lourds seront déployées par la municipalité.
Dans ma prochaine chronique, je reviendrai sur l’aspect financier de ce projet domiciliaire en vous présentant le détail des coûts et des revenus anticipés pour la municipalité.















