L’étroite intersection du chemin Thomas et de la route 243 sera davantage utilisée. Les autorités municipales en ont conscience. Comme on peut le constater, le système de traitement de l'eau de ruissellement est souterrain et on ne le voit pas.
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On peut dire que les autorités municipales ont mis le paquet, la semaine dernière, pour informer les résidents du chemin Thomas et répondre à leurs moindres questions. Elles ont, en effet, loué la salle de concert du Centre d’art, dont le système de sonorisation et le projecteur sont impeccables. Elles ont, de plus, sollicité l’expertise d’Alexis Couture-Lavoie, ingénieur MBA de Sherbrooke habitué à ce genre de projet, afin de fournir aux contribuables tous les détails techniques du remplacement des infrastructures et de la réfection de la chaussée. De surcroît, chaque conseiller municipal a pris la parole pour traiter d’un aspect particulier du dossier.

En premier lieu, Lyne Nadeau, la coordonnatrice de la soirée, a clairement expliqué le déroulement de la rencontre, qui s’est tenue de manière très harmonieuse. Par la suite, le maire Kevin Studdard a précisé que les réseaux d’aqueduc ainsi que d’égouts pluviaux et sanitaires sont vieillissants, rappelant que ces infrastructures souterraines sont essentielles à la gestion de l’eau dans notre collectivité. Il a également abordé le besoin de logements supplémentaires, un sujet au cœur des préoccupations de la population. « La Ville a besoin des revenus additionnels générés par les taxes municipales afin de financer les services qu’elle offre », a-t-il finalement souligné.

PHOTO DE LA canalisation des fossés latéraux
La canalisation des fossés latéraux est présentement à ciel ouvert. Elle sera remplacée par un système souterrain qui réduira l’érosion et l’entretien régulier effectué dans les sections à forte pente.

Le volet légal

Concernant le volet juridique, le conseiller municipal Ralph Farley a rappelé que le promoteur d’un développement domiciliaire bénéficie du même principe légal qu’un particulier qui achète un terrain pour construire. Il doit déposer son projet auprès des autorités municipales, qui vérifient sa conformité au zonage existant, à l’aménagement des rues ainsi que son impact sur les infrastructures en place. Si tout est conforme, la loi stipule que le permis doit obligatoirement être accordé, permettant ainsi le début des travaux. En cas de refus injustifié, le promoteur peut poursuivre la municipalité en justice, comme ce fut le cas ailleurs où les élus ont appris à leurs dépens que les recours devant les tribunaux coûtent très cher!

Une emprise municipale, c’est la bande de terrain située entre la limite d’une propriété privée, le trottoir ou la rue. Sa largeur est inscrite sur le plan des certificats de localisation. Elle appartient exclusivement à la ville qui peut l’utiliser pour élargir une rue, aménager un trottoir ou une piste cyclable. L’élargissement du chemin Thomas nécessitera obligatoirement l’utilisation des emprises municipales mesurant environ trois pieds d’un côté comme de l’autre. Ce qui ajoute environ six pieds à la chaussée actuelle.

Le projet initial sur le chemin Thomas comportait au départ 120 portes, ce qui a été refusé par la Ville. Il ne regroupera finalement que 91 logements. L’élargissement du chemin Thomas nécessitera l’utilisation de l’emprise municipale sur environ trois pieds de chaque côté, ce qui ajoutera près de six pieds à la chaussée actuelle (comme illustré sous la photo).

Le projet final, accepté par les autorités municipales, regroupera désormais 91 portes. Les frais d’installation de tous les services dans le développement domiciliaire sont à la charge du promoteur.

Le remplacement des infrastructures et la réfection de la chaussée

Selon les explications de l’ingénieur Alexis Couture-Lavoie, la Ville procédera au remplacement complet des systèmes d’aqueduc et d’égout sanitaire. Elle ajoutera également un réseau pluvial dédié ainsi qu’un système de prétraitement des eaux de ruissellement, tel que décrit sous la photo.

Le traitement de l’eau de surface, est directement relié au réseau pluvial dédié. Ce dernier est un système de canalisations qui recueille uniquement l’eau provenant des toits, des stationnements, des routes, des surfaces imperméables ainsi que l’eau résultant de la fonte des neiges. Comment cette eau de ruissellement est-elle traitée? En bas de la côte, près de la route 243, provenant du réseau pluvial dédié, elle entre dans une modeste chambre de béton, traverse une série de cartouches filtrantes, cylindriques et groupées en grand nombre. Ces filtres retirent les sédiments, le sable fin, les hydrocarbures, les huiles, les métaux lourds comme le zinc, le cuivre et le plomb, le phosphore ainsi que les débris et autres déchets. Ainsi traitée, elle est évacuée par gravité vers le lit de la rivière St-François. Ce système, installé dans la chambre en ciment, est souterrain et exige aucune perte de terrain en surface. Il convient donc parfaitement à l’entrée étroite du chemin Thomas.

Le volet environnemental

La conseillère Marie-Ève Chapdelaine, responsable du volet environnemental, s’est dite très heureuse de la récupération de l’eau de surface et de son traitement avant son déversement dans la rivière. Elle a tenu à préciser que le promoteur doit encore remplir certaines exigences auprès du ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs afin d’obtenir tous les permis requis.

Consciente des inquiétudes de la majorité des riverains quant aux désagréments causés par le chantier, elle a mentionné que plusieurs mesures d’atténuation du bruit, de la poussière et de la circulation des véhicules lourds seront déployées par la municipalité.

Dans ma prochaine chronique, je reviendrai sur l’aspect financier de ce projet domiciliaire en vous présentant le détail des coûts et des revenus anticipés pour la municipalité.

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